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L'Arctique canadien, nouvel enjeu géostratégique
Description: La devise du Canada - "D'un océan à l'autre" - est le symbole de sa géographie : entre Atlantique et Pacifique. Certains ont récemment proposé qu'elle soit plutôt "D'un océan aux autres", pour inclure aussi l'Arctiq
Date: 25 May 2006
Author:
Source: Le Monde
La devise du Canada - "D'un océan à l'autre" - est le symbole de sa géographie : entre Atlantique et Pacifique. Certains ont récemment proposé qu'elle soit plutôt "D'un océan aux autres", pour inclure aussi l'Arctique. L'Arctique canadien couvre 3,4 millions de km2 et 40 % du territoire national, dont un immense archipel quasi inhabité, hormis par une poignée d'Inuits. Couvert de glace, avec des conditions climatiques extrêmes, il n'intéressait guère. Mais les temps changent. Les scientifiques l'ont abondamment démontré : il est l'une des zones les plus touchées par le réchauffement climatique. La fonte des glaces s'y accélère, la banquise s'amincit et perd des milliers de kilomètres carrés par an. On prédit déjà un rétrécissement considérable de la calotte glaciaire d'ici cinquante ans et une abondante libération des eaux dans un délai beaucoup plus rapide.


Le Canada entend défendre sa souveraineté dans une région qui excite de plus en plus les convoitises. D'importants litiges pointent : pour le contrôle maritime (avec l'accroissement de la durée annuelle d'ouverture des voies navigables), pour l'exploitation des ressources naturelles (pétrole et gaz) comme en matière de sécurité, avec l'ouverture d'un nouveau point régulier d'entrée en Amérique du Nord.

Longtemps, Ottawa a négligé l'Arctique, "sous prétexte qu'il n'y avait pas d'urgence", dit Rob Huebert, expert en géostratégie de l'université de Calgary. Tant que la glace le recouvrait, "la sécurité était gratuite", ajoute Joël Plouffe, géopolitologue à l'université du Québec, à Montréal. Ottawa a renoncé à acquérir des sous-marins nucléaires pour patrouiller sous les glaces arctiques et "ne dispose même pas d'un brise-glace polaire utilisable en toutes saisons", souligne Michael Byers, juriste spécialiste des questions de souveraineté en Arctique à l'université de Colombie-Britannique.


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